Retour d’expérience sur un atelier de formation « Rédiger un DMP à partir d’un data paper »

Retour d’expérience sur un atelier de formation « Rédiger un DMP à partir d’un data paper » 2565 957 webmestre

Dans le cadre d’un atelier de formation sur la gestion et le partage des données de recherche, nous avons testé l’idée de reconstituer un plan de gestion de données à partir d’un data paper.
Plus précisément, l’atelier que nous avons animé avait pour objectif de rédiger un plan de gestion de données à l’aide de DMP OPIDoR, en choisissant le modèle Horizon 2020 FAIR de la Commission européenne. Le data paper exploité pour cet exercice était : « Tracking vegetation phenology across diverse North American biomes using PhenoCam imagery ».
Notre volonté était de privilégier la pratique et ce à partir d’une étude de cas réel.
1ère étape – Choisir le data paper
Deux critères nous ont amené à choisir cette étude de cas :
• Il nous fallait une étude de cas susceptible d’intéresser le plus grand nombre de participants qui venaient d’horizons disciplinaires très différents. Nous avons opté pour un sujet d’actualité, « l’observation de la végétation dans le cadre du changement climatique » pour intéresser le plus grand nombre.
• Le data paper devait être suffisamment détaillé pour réaliser cet atelier. Ce sont nos collègues de l’Inra qui nous ont aidé à trouver ce data paper considéré comme exemplaire par l’un des directeurs de recherche de l’institution.
2ème étape – Contacter l’équipe de recherche
Nous sommes entrés en contact avec le responsable du projet qui nous a répondu non seulement très rapidement mais aussi de façon très encourageante à l’égard de cette initiative. Nous avons pu ainsi non seulement avoir le data paper que l’équipe de recherche avait réalisé mais aussi obtenir des réponses à nos questions.
3ème étape – Faire l’exercice pour vérifier la faisabilité et l’intérêt pédagogique
Pour ceux qui souhaitent mettre en pratique les principes théoriques sur la gestion et le partage des données, nous ne pouvons que les encourager à faire cet exercice. Mais prévoyez du temps ! nous avons été confronté à un certain nombre de questions notamment sur le standard de métadonnées utilisé, le choix de l’entrepôt. Questions qui se sont parfois transformées en énigmes. Nous sommes finalement arrivés à reconstituer le plan de gestion de données et avons pu confronter nos réponses aux orientations du DMP original.
4ème étape – Animer l’atelier en situation de formation
Nous avions prévu 3 heures d’atelier où chaque participant devait, après lecture du data paper, (traduit en français pour faciliter l’exercice) rédiger le DMP en suivant le modèle Horizon 2020 FAIR de la Commission européenne. Notre rôle a été de les accompagner tout au long de ce travail.
L’exercice a été considéré comme difficile et pour certains très difficile. Cependant, les stagiaires ont, de façon unanime, plébiscité ce type d’atelier car centré sur la pratique.
Leurs retours nous permettront d’améliorer l’atelier en séquençant les 3 heures programmées sous forme de plusieurs séquences de travail d’une demi-heure environ suivies d’un échange stagiaires/enseignants pour chaque item abordé (chaque principe FAIR).
Conclusion
L’idée de rédiger un DMP à partir d’un data paper est une idée que nous allons reproduire en formation dans un cadre de formation hybride où l’apprentissage théorique est réalisé à distance et la pratique en présentiel. Le choix du data paper est essentiel, l’idéal serait d’adapter l’étude de cas à la situation des stagiaires. L’atelier pratique doit être envisagé en plusieurs séquences courtes suivies d’une interaction avec les stagiaires afin de construire pas à pas le plan de gestion de données.
Contacts : yvette.lafosse@inist.fr, paolo.lai@inist.fr